Le PLU Bioclimatique de Paris : un document cadre pour le paysagisme parisien

Jardin terrasse à Paris
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Face au réchauffement climatique et à l’augmentation des périodes de forte chaleur, il devenait nécessaire d’adapter le plan local d’urbanisme parisien. L’objectif ? Rendre la capitale plus résiliente et mieux vivable, tout en préservant son patrimoine. C’est ainsi que le PLU bioclimatique de Paris est entré en vigueur en 2025, en concertation avec l’ensemble des Parisiens.

Grâce à lui, les champs de bataille écologiques de Sauvaje deviennent la norme pour le paysagisme francilien. Nous faisons le point pour vous à son propos.

Les enjeux du PLU bioclimatique de Paris

Créer une ville bioclimatique…

On sait depuis les années 1950 que l’organisation de la ville, sa végétalisation, la hauteur de ses bâtiments, mais aussi les matériaux utilisés, jouent sur sa ventilation et sur la régulation de sa température. Un atout précieux au regard de l’amplification actuelle du phénomène des îlots de chaleur urbains. Or une  ville bioclimatique consiste justement à limiter l’absorption de la chaleur le jour et à favoriser son évacuation la nuit.

Pour affronter le réchauffement climatique

C’est ce qu’a voulu imaginer la ville de Paris pour s’inscrire dans la nécessaire transition écologique. Elle a décidé d’axer en priorité les mesures de son  nouveau plan local d’urbanisme sur les moyens de rafraîchir la ville et de la décarboner. Mais comment ? Elle a compris que ses projets d’aménagement devaient palier quatre problèmes générateurs d’ilots de chaleur :

  • Le piégeage radiatif de la chaleur naturelle dans des rues artificialisées ;
  • Le manque de végétation, dont le pouvoir d’évapotranspiration régule les températures ;
  • L’effet de canyon urbain dû à l’obstruction du vent entre des bâtiments de tailles différentes ;
  • Les rejets de chaleur anthropiques liés à la circulation automobile.

Mais aussi améliorer les conditions sanitaires et sociales

Or les résultats escomptés de ces mesures ne se limitent pas à freiner la montée des thermomètres à la belle saison. Il s’agit aussi d’abaisser les taux de pollution et de verdir davantage le paysage parisien. Autant d’obligations propices au bien-être et à la santé des citadins.

En parallèle, le PLU bioclimatique impose une règle d’accès aux commerces et services dans un rayon de 15 minutes à pied. La raison ? Favoriser une meilleure cohésion sociale entre les citadins et les inciter à utiliser des mobilités douces. Là encore on peut espérer des répercussions immédiates sur la forme physique des citoyens et sur leur sérénité.

Mais quelles mesures ont un impact direct sur le paysagisme ? Attardons-nous donc sur celles qui favorisent plus de nature en ville et qui influent sur la consommation d’énergie carbonée.

Le vœu d’une capitale plus verte

Quel constat ?

À Paris, on peut mieux faire en termes de nature en ville et de services rendus par les écosystèmes ! Un diagnostic préalable a révélé un déficit en espaces verts parisiens et en porosité des sols :

  • 8,6 m² d’espaces verts par habitant ;
  • 600 000 arbres, dont 80 % se trouvent sur les parcelles privées ;
  • des  sols imperméables dans 95 % des espaces publics et dans 80 % des parcelles.

Quels objectifs du PLU bioclimatique ?

La Capitale s’est donc fixée comme point de mire principal d’augmenter la surface accessible de parcs et jardins publics en ciblant le chiffre de 10 m2 d’espaces verts par habitant. Et donc de créer des  écoquartiers.

Mais de quelle manière ? Le programme est ambitieux :

  • Augmenter d’une cinquantaine d’hectares la surface d’espaces verts et en sanctuariser en tout 327 hectares ;
  • Concevoir une trame verte de plus de 25 hectares dans le nord-est de Paris ;
  • Rendre publics certains jardins privés, afin de donner l’accès à 300 hectares d’espaces verts supplémentaires d’ici à 2040 ;
  • Sauvegarder 100 000 arbres d’alignement et plus de 250 arbres remarquables ;
  • Obliger à végétaliser jusqu’à 2/3 des parcelles supérieures à 150 m2 dans les projets de construction ;
  • Protéger les talus végétalisés le long du périphérique ;
  • Désimperméabiliser les 2/5e de la ville avant 2050 pour permettre à l’eau de s’infiltrer dans les sols ;
  • Restaurer et développer les milieux humides, avec en particulier la réouverture de la Bièvre dans le 13e arrondissement.

Des mesures pour un bâti décarboné

Quel constat ?

En matière de carbone cette fois-ci, Paris veut atteindre la neutralité en 2050. Elle a d’ailleurs adopté le  Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) en 2018. Elle doit donc se retrousser les manches pour faire évoluer des statistiques encore mitigées :

  • Le bâti pèse près de 90 % dans la balance énergétique de la ville.
  • En 2020, les Parisiens ont consommé 21,1 % d’énergie renouvelable ou de récupération.

 

Quels objectifs ?

La capitale a donc mis en place des mesures incitant à plus de sobriété énergétique :

  • Encourager à utiliser des modes de transports écoresponsables pour se déplacer.
  • Réhabiliter le bâti plutôt que le démolir pour reconstruire ;
  • Désartificialiser les  cours intérieures ;
  • Végétaliser les  toits-terrasse ;
  • Réutiliser les matériaux dans les nouveaux projets ;
  • Interdire les constructions « tout béton » et privilégier plutôt les matériaux à faible bilan carbone comme la pierre, le bois ou le chanvre ;
  • Favoriser la rénovation thermique ;
  • Limiter l’installation de dispositifs externes de climati­sation ;
  • Rendre obligatoire la production d’énergie renouvelable dans les projets supérieurs à 1 000 m2.

Sauvaje, le paysagiste des villes bioclimatiques

Pour entreprendre des projets d’aménagement conformes au PLU bioclimatique, les Parisiens auront donc besoin de recourir aux services de  paysagistes expérimentés. Or cela fait maintenant quarante ans que nous proposons des projets paysagers écoresponsables à Paris et en Île-de-France. Nous avons assis notre expertise de  jardiniers du vivant, respectueux de la biodiversité, aussi bien auprès des collectivités que des  particuliers Nous aménageons des parcs et squares, plantons et entretenons des arbres, ou participons à des projets de cours oasis, ce qui contribue à façonnerles corridors écologiques de la capitale et de sa banlieue. Nous avons aussi développé un savoir-faire en  végétalisation des terrasses roof-tops et façades favorables à plus de nature en ville, de porosité aux eaux de pluie et de climatisation naturelle du bâti.

Vos questions sur le PLU bioclimatique de Paris :

C’est quoi une ville bioclimatique ?

C’est une ville dont la forme globale, la végétalisation suffisante et les matériaux utilisés permettent une ventilation correcte, empêchent le piégeage de la chaleur et facilitent la bonne absorption des eaux de pluie.

Qu’est-ce que le  PLU bioclimatique de Paris ?

Le Plan Local d’Urbanisme définit les règles d’aménagement et de construction. Face aux enjeux du changement climatique, Paris a décidé d’en faire un PLU bioclimatique pour une ville plus résiliente.

Quel rôle un paysagiste comme Sauvaje peut-il avoir pour rendre la ville bioclimatique ?

Sauvaje a une pratique de paysagisme éco-responsable depuis quarante ans. Il intervient auprès des collectivités et des particuliers pour concevoir des  projets d’aménagement dans les espaces publics ou privés.

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