Un jardin résilient ? Nos 9 conseils pour le mettre en place
Sommaire
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Avec le changement climatique, nos jardins endurent de plus en plus de contrariétés. Ils doivent affronter des épisodes de sécheresse ou d’inondations, des intempéries renouvelées, des attaques de nuisibles… Autant de risques pour eux de se fragiliser et de dépérir ! Il est donc primordial qu’ils puissent résister mais aussi se régénérer. Quel peut donc bien être le secret d’un jardin résilient ? Il suffit de suivre ces quelques règles.
1 S’adapter au site
On ne peut pas forcer la nature à se développer envers et contre les caractéristiques du terrain… Il va donc falloir prendre le temps de l’observer et d’établir un diagnostic. Mais quels paramètres prendre en compte ?
- Faites attention à la localisation géographique de votre jardin. Il peut en effet se situer en ville, en montagne, en bord de mer, sur un plateau, dans une zone humide, dans le Nord ou en Méditerranée… En dépendra la plus ou moins grande compaction du sol, sa vie ou sa mort, l’exposition aux vents, au soleil, à la sécheresse, à des crues de rivières voisines, etc.
- Vérifiez le pH du sol. Sachez que lorsqu’il est trop acide ou trop basique, l’activité organique se ralentit. Nous vous conseillons donc de rétablir un équilibre propice à la poussée des plantes avec des amendements naturels appropriés.
- Analysez sa granulométrie. La composition d’un sol varie en effet d’un jardin à l’autre. Il peut être à tendance argileuse, sableuse, limoneuse ou calcaire. Or certaines plantes vont préférer les sols calcaires comme la clématite ou la lavande, d’autres un sol argileux comme l’aubépine et la sauge… Il faut donc s’adapter. On peut aussi faire des apports naturels pour obtenir une « terre franche ». Selon les jardiniers, il s’agit d’un mélange idéal et équilibré : deux tiers de sable, 1/5e d’argile, et le reste à part égale de limon et de calcaire.
2 Choisir des plantes robustes
C’est une fois tous ces indicateurs connus que vous allez pouvoir vous orienter vers des plantes adaptées à l’exposition et au type de sol.
Des plantes locales
Nous préconisons des plantes endémiques « programmées » pour supporter le climat régional et s’intégrer aux écosystèmes locaux. Optez pour des espèces rustiques, plus résistantes aux températures hivernales, comme les achillées, les roses trémières, les campanules de Dalmatie, le sureau, etc. Chez le pépiniériste, évitez de succomber à des variétés de plantes de provenance lointaine, peut-être plus jolies, mais élevées dans des serres aseptisées et surboostées avec des engrais. Elles seront plus vulnérables à un changement de condition de vie.
Des plantes méditerranéennes
Avec l’augmentation des vagues de chaleur annuelles, les jardiniers se dirigent de plus en plus vers des plantes qui poussent dans le Sud. La tendance est au jardin sec, avec des espèces résistantes à l’aridité telles que la lavande, le romarin, le laurier-rose, le cyste, mais aussi l’olivier, le chêne vert, le pin parasol ou l’amandier.
Des plantes pionnières
Quand un milieu est hostile, certains végétaux vigoureux s’installent en premier et aménagent petit à petit des conditions favorables à l’arrivée d’autres végétaux plus délicats. On qualifie ces espèces de « pionnières ». Pensez-y pour réhabiliter un terrain dont l’écosystème est perturbé. On compte parmi elle les mousses, lichens, fétuques, bouleaux, peupliers…
3 Aménager en strates végétales
Prenez de la hauteur dans votre jardin si vous souhaitez qu’il dure ! Laissez des arbustes et des arbres pour apporter de l’ombre aux massifs de fleurs, les protéger de la grêle ou faire un barrage au vent. Ne sous-estimez pas le pouvoir d’une haie qui atténue le vent, limite les problèmes de ruissellement et renforce l’effet d’îlot de fraîcheur. En plus, vous permettrez ainsi la création d’un corridor écologique, propice à la circulation de la biodiversité et donc à la mise en place de services écosystémiques efficaces. Et ça, c’est le secret principal de la résilience…
4 Favoriser la diversité
Savez-vous que l’homogénéité est l’ennemi des cultures ? Au jardin, si vous voulez éviter la propagation d’une maladie ou d’un parasite, rien de plus simple : diversifiez vos plantes. Les espèces végétales ne sont pas sensibles aux mêmes nuisances. Ainsi, lorsque vous mélangez plusieurs variétés, vous instaurez des barrières naturelles qui ralentissent la diffusion de l’agent pathogène. Et vous ne risquez plus de perdre toutes vos plantes d’un seul coup !
5 Modérer la coupe
Nous vous recommandons de pratiquer une taille raisonnée de vos massifs, haies et arbustes. Attendez la fin de l’été pour le faire, une fois que les périodes de nidification sont terminées. Ils gagneront en vigueur au printemps suivant. Par ailleurs, en cas de fortes chaleurs, ôtez les fleurs et fruits fanés pour soulager la plante et lui permettre de focaliser ses apports en sève vers les parties vivantes.
Et on y va mollo sur la tonte du gazon ! Il n’y a rien de plus fragilisant pour l’herbe que de la couper trop court. En dessous de 8 cm, vous l’empêchez de constituer une couche protectrice isolante et hydratante pour le sol et pour la faune qui y vit. Notre conseil ? Réglez la hauteur de coupe de votre tondeuse et pratiquez la tonte différenciée en ne fauchant que certaines zones. Votre sol vous remerciera !
6 Préserver les sols
La bonne santé d’un sol est essentielle pour y favoriser la biodiversité qui y vit et les services qu’elle rend. Mais comment en prendre soin ? Chez Sauvaje, nous évitons de le couvrir de bitume, de dalles de bétons, ou de toiles microperforées. Nous protégeons la base de nos plantes avec un paillage constitué d’un broyage de nos déchets verts ou de cailloux. Et nous fertilisons la terre avec notre compost, sans jamais utiliser de produits phytosanitaires qui détruisent les sols et fragilisent le jardin.
7 Attirer les auxiliaires du jardin
Et si vous aussi vous aviez sur votre parcelle une hauteur d’herbes suffisante, des pieds de plantes paillés, des petits tas de feuilles mortes et de brindilles, un compost, des fleurs mellifères ? Ce seraient autant de zones refuges pour les insectes et autres petits animaux qui participent à la bonne santé du jardin. Certains aident à recycler les matières organiques pour fabriquer des nutriments bénéfiques aux plantes. D’autres luttent contre les parasites du jardin. D’autres encore pollinisent. Autant de facteurs de robustesse.
8 Bien gérer l’eau
Enfin, la donnée essentielle de la résistance du jardin, c’est sa bonne régulation en eau. Un sol en bonne santé, bien végétalisé et riche en biodiversité facilitera la bonne absorption des eaux de pluie et limitera les risques d’inondation. En cas de sécheresse, l’existence d’une couverture végétale suffisante conservera un maintien hydrique. Nous vous conseillons d’installer un récupérateur d’eaux pluviales et, lors de fortes chaleurs, d’arroser en fin de journée pour limiter les déperditions d’eau.
9 Faire appel à un paysagiste expert
Vous pouvez aussi choisir de déléguer la conception de votre jardin à un paysagiste rôdé à une pratique écoresponsable. C’est le cas de Sauvaje. Nous avons l’habitude d’aménager des jardins résilients. Et nos équipes de jardiniers du vivant sauront l’entretenir avec le plus grand soin.
Vos questions sur les jardins résilients :
Qu’est-ce qu’un jardin résilient ?
C’est un jardin capable de résister à des aléas climatiques tels que fortes chaleurs, tempêtes ou inondations, et de s’en remettre.
Quelles plantes vivaces choisir pour un jardin résilient nécessitant peu d’eau ?
Nous vous conseillons d’aménager un jardin sec avec des plantes adaptées aux milieux arides. Pensez aux aromatiques et autres vivaces méditerranéennes, telles que l’acanthe, l’euphorbe de Corse ou l’alysson maritime.
Où acheter du paillage écologique pour un jardin résilient ?
Le must du jardin résilient, c’est de fabriquer soi-même son paillage à partir de ses déchets verts. Vous pouvez utiliser vos feuilles mortes et herbes fauchées, mais aussi broyer les produits de la taille de vos haies et arbustes.
Comment démarrer un jardin résilient en milieu urbain ?
Vous pouvez vous lancer en suivant ces quelques conseils, mais aussi confier cette mission à un paysagiste et jardinier expert de la question, comme Sauvaje.
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