Publié le 13/10/2020 dans Jardin vivant
Mis à jour le 01/10/2026
Éco-paysagisme : quelles sont les différences avec un paysagiste classique ?
Temps de lecture : 4 min
Résumé
Contrairement au paysagiste classique, davantage guidé par l’esthétisme, l’éco-paysagiste conçoit l’espace vert comme un véritable refuge pour la biodiversité. Matériaux durables, végétaux endémiques choisis selon l’écosystème local, et entretien écologique sans produits chimiques distinguent cette approche à chaque étape du projet. Sauvaje vous détaille les différences entre éco-paysagisme et paysagisme traditionnel, de la conception à la gestion du jardin vivant.
L’éco-paysagiste se distingue du paysagiste classique sur de nombreux aspects. Ces deux professionnels ont en effet deux manières différentes d’aborder la conception, l’aménagement et la gestion d’un projet paysager. Faire le choix d’une entreprise éco-paysagiste, c’est mettre l’environnement au cœur de votre projet, et adopter une posture moderne et éco-responsable pour votre aménagement paysager.
Des approches et philosophies différentes
L’éco-paysagisme se fonde sur des préceptes de respect du vivant. Il s’agit d’une démarche ayant pour but d’intégrer, au sein de l’espace vert concerné, la nature et les animaux, au même titre que les visiteurs humains. Contrairement à l’approche d’un paysagisme classique, l’environnement n’est pas uniquement modelé pour des raisons esthétiques, mais il a aussi vocation à être un refuge écologique pour la biodiversité.
Pour ce faire, l’éco-paysagiste peut aménager, au sein du jardin vivant, des ruches, ou encore y installer des abris faunistiques pour les insectes et les petits mammifères. Le professionnel de l’éco-paysagisme a aussi pour mission de créer un aménagement adapté à une gestion écologique et responsable de l’espace vert (grâce à la construction d’un point d’eau ou à la mise en place d’un système d’arrosage raisonné par exemple). Sa philosophie est ainsi tournée vers l’avenir, l’écologie et la durabilité.
L’aménagement architectural
La conceptualisation de l’aménagement paysager diffère entre l’éco-paysagisme et le paysagisme classique. En effet, l’éco-paysagiste préconise plutôt des matériaux durables et non-toxiques pour les constructions, tels que du bois non-traité et local, ou de la pierre (les matières composites sont à éviter, tout comme les bois exotiques). Au sein du bureau d’études éco-paysagiste, les écologues repensent le paysage pour y inclure la vie sauvage. Les structures architecturales sont ainsi conceptualisées de manière à ne pas nuire aux oiseaux, aux mammifères et aux insectes. Tout est mis en place pour permettre à la faune sauvage dans son ensemble de vivre en harmonie au sein de ce cadre créé par l’humain.
Le choix de végétaux
Le paysagiste classique choisit les éléments végétaux à aménager en fonction de leur esthétisme et de leur adaptabilité au climat. Sa principale préoccupation sera en effet de créer un jardin paysager agréable et pérenne pour les usagers. L’éco-paysagiste offre, quant à lui, une vision plus globale de l’aménagement paysager. Les végétaux sont donc choisis en fonction de l’emplacement géographique du projet à aménager. Ils sont endémiques, locaux et diversifiés pour attirer les insectes pollinisateurs. Cette manière de choisir les plantes est inhérente à l’éco-paysagisme, et il s’agit d’un précepte essentiel à la création d’un espace vert vivant.
La gestion de l’entretien
Une autre différence qui distingue le paysagisme classique de l’éco-paysagisme est le type d’entretien qu’ils requièrent. Dans un espace éco-paysager, la gestion du terrain implique par exemple le désherbage du jardin, de façon à respecter les fondements écologiques du projet.
De plus, la tonte des pelouses, réalisée par des engins motorisés dans les paysages classiques, pourra être remplacée par de l’éco-pâturage, ou par la création de prairies, à faucher deux fois par an.
D’autre part, l’écosystème équilibré d’un jardin éco-paysager le rend moins vulnérable aux attaques d’insectes nuisibles et aux sécheresses. En effet, le paillage des sols en retient l’humidité, ce qui réduit les besoins en eau. Quand l’arrosage a lieu, il est donc réfléchi et économe. Il peut être d’ailleurs être effectué grâce à un système d’arrosage au compte goutte, avec de l’eau de pluie récupérée. Enfin, au sein d’un jardin vivant, les résidus produits par la taille des arbres ne sont pas brûlés, mais réutilisés pour servir d’abris naturels à la faune sauvage présente dans les jardins.
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