Réensauvagement de votre jardin : nos 9 conseils
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Le printemps est bien installé et vous entendez à nouveau les moteurs de tondeuses vrombir chaque week-end. Tentés par la course à la tonte ? Sans façon ! Vous, vous tenez bon ! Vous avez décidé de réintroduire la biodiversité sur votre terrain et de sortir de cette compétition « intervoisinage du tout nickel tenu au cordeau ». Toutefois, comment se lancer dans le réensauvagement de son jardin sans qu’il paraisse négligé ? Sauvaje vous livre ici ses conseils pour obtenir un résultat à faire pâlir de jalousie.
1. Renaturez votre terrain aussi petit soit-il
Vous êtes propriétaire d’un balcon, d’une terrasse, d’un jardin privatif ou partagé ? Peu importe. Vous aimez observer la nature et vous avez compris que la préserver contribue à lutter contre le réchauffement climatique. Alors la pratique du rewilding, ou réensauvagement, vous tend les bras. Elle consiste à laisser la flore et la faune reprendre leurs droits. Le Muséum national d’histoire naturelle la définit comme la volonté de protéger une zone pour qu’elle retrouve « ses fonctionnalités d’origine », avant toute intervention humaine trop intrusive.
2. Acceptez le lâcher-prise
Et c’est là que les choses se compliquent, car cette démarche vient heurter de plein fouet la conception classique du jardin « à la française » : arbustes taillés en formes géométriques, pelouse transformée en tapis, fleurs bien organisées et en provenance des quatre coins du monde… Rien à voir avec le fait de s’inspirer de la libre évolution et de privilégier une esthétique plus naturelle et foisonnante.
Cependant, nous vous rassurons tout de suite ! L’objectif n’est pas de laisser le terrain en friche et de ne plus s’en occuper, mais de modérer son entretien et de sortir du contrôle total.
3. Faites preuve de bon sens
Tout est question de juste mesure ! Voici les quelques règles que nous suivons nous-mêmes au quotidien :
- Espacer les tontes et régler les lames de la tondeuse sur 8 cm pour préserver la faune des sols et de sa surface, ainsi que l’hydratation de l’herbe ;
- Pratiquer la gestion différenciée en laissant des coins d’herbes dites « folles », si précieux pour les animaux ;
- Éviter de tailler les haies de la mi-mars à la fin août pour ne pas empêcher la nidification des oiseaux ;
- Utiliser ses tailles de haies broyées comme paillis autour des plantes ;
- Laisser une partie des feuilles mortes sur place et récupérer le reste pour le compost.
4. Recourez à des amendements naturels
Les feuilles mortes ? Un paillis ? Du compost ? C’est le moment de vous révéler un secret capital dans l’entretien d’un espace réensauvagé : se reposer sur le recyclage naturel des végétaux de la maison.
S’il vous plaît, bannissez les engrais chimiques, pesticides et autres produits phytosanitaires ! Laissez les décomposeurs entrer en action, aussi bien dans le composteur que sous un amas de feuilles ou dans une vieille souche. Ils sont nombreux et nécessaires : vers de terreau, lombrics, coléoptères, collemboles, lucanes cerf-volant, champignons… Ils transforment la matière organique en engrais naturel. Vous serez alors spectateurs du développement d’un véritable microcosme utile et nécessaire.
5. Privilégiez des espèces locales
En outre, pour aider la biodiversité locale à se déployer, il n’y a pas de mystère : nous vous conseillons de planter des végétaux endémiques. Ils sont en effet adaptés au climat régional et contribuent au bon fonctionnement des écosystèmes et des services qu’ils rendent, au contraire des espèces exotiques. Renoncez donc aux haies de tuyas, photinias rougeoyants, cotonéastères, piraquantas dissuasifs, pour leur préférer des essences indigènes telles que le sureau noir, l’aubépine ou l’églantier.
Nous vous recommandons de vous procurer vos plants et graines de fleurs sauvages auprès d’un pépiniériste spécialisé, comme Sauvaje. Par la suite, une fois que ces dernières auront monté en graine, elles ensemenceront elles-mêmes le sol. C’est ainsi que les bleuets, coquelicots, vipérines, marguerites communes… transformeront chaque année votre pelouse ou vos bacs en petite prairie fleurie.
6. Transformez votre jardin en havre de biodiversité
L’atout des espèces endémiques, c’est qu’elles s’intègrent parfaitement aux chaînes alimentaires locales et permettent à la faune inféodée d’y trouver abri et nourriture. Sauvaje y fait très attention en tant que jardinier du vivant. Car, nous le constatons avec chagrin :
- Les populations d’oiseaux en France ont chuté de presque 30 % en trente ans d’observations.
- Les insectes pollinisateurs disparaissent.
- De nombreuses espèces animales et végétales sont en déclin ou menacées.
Or, pour lutter contre l’érosion de la biodiversité, le fait d’ensauvager son jardin pèse dans la balance, surtout en milieu urbain. Chacun à son échelle peut convertir son balcon, sa terrasse ou son terrain en refuge de la faune et de la flore. Une jardinière ou un coin dédié aux fleurs sauvages attirera les insectes qui favoriseront la pollinisation ou qui, à leur tour, attireront les oiseaux. La LPO met ainsi en avant 10 espèces sauvages propres à agrémenter un massif fleuri de leurs couleurs et senteurs variées. Notons par exemple le thym, la lavande et la giroflée ravenelle dont raffolent les pollinisateurs, mais aussi les papillons.
7. Et inscrivez-le dans une continuité écologique
Le fait de renaturer aide autant la faune et la flore à s’installer chez vous qu’à faciliter leur circulation dans toute la ville. C’est ainsi qu’un à plusieurs arbres de haute taille bien situés dans la propriété deviendront l’un des maillons d’un corridor vert urbain : écureuils et oiseaux pourront s’y déplacer, hors de portée des chats et d’autres prédateurs. En outre, ils sauront apporter de la fraîcheur en périodes de sécheresse et seront de parfaits alliés dans la lutte contre les îlots de chaleur urbains.
N’hésitez pas non plus à offrir des cachettes aux amphibiens, reptiles, petits mammifères et oiseaux de passage. Un muret en pierres sèches accueillera des lézards. Un tas de feuilles mortes constituera un repaire pour un hérisson. Une pile de branches coupées ou une vieille souche cacheront un crapaud et quelques escargots. Un paillis sous une haie servira de gîte hivernal aux coccinelles. Ou encore, sur votre façade, une plante grimpante, telle qu’un chèvrefeuille ou une clématite, offrira un dortoir parfait pour les passereaux… Et pour votre plus grand bonheur ! Qui ne souhaiterait pas s’éveiller le matin avec le chant mélodieux du troglodyte mignon ?
8. Mettez en place des points d’eau
Mais, vous vous en doutez, tout ce petit monde vivant a besoin d’eau pour subsister. Misez donc sur l’auto-régulation naturelle et ne puisez pas trop dans l’eau potable. Le fait de maintenir des hauteurs de pelouses suffisantes pour conserver l’humidité du sol et de veiller à avoir des zones ombragées grâce aux arbres et arbustes minimise les besoins d’arrosage. Tout autant que la présence de plantes endémiques habituées aux conditions locales d’hygrométrie et d’ensoleillement.
Pensez aussi à installer un récupérateur d’eaux de pluie. C’est ce qu’a fait Sauvaje pour arroser sa pépinière. Et si vous avez la place, aménagez une mare qui apportera de la fraîcheur et servira d’abreuvoir pour les animaux. N’oubliez pas d’y prévoir des pentes douces pour éviter les noyades. Vous avez un balcon ? Une écuelle fera l’affaire pour aider la petite faune à affronter les journées étouffantes. Nous vous conseillons toutefois d’en changer l’eau souvent pour empêcher la prolifération des moustiques.
9. Faites appel à Sauvaje pour le réensauvagement de votre jardin
Peut-être manquez-vous de temps pour vous occuper de votre terrain ? Nous pouvons vous aider à créer cet écrin de verdure et de vie dont vous avez besoin. Nous serons ravis de vous faire bénéficier de notre expertise pour vous accompagner pas à pas dans le réensauvagement de votre jardin. Notre équipe d’architectes paysagers et d’ingénieurs vous conseillera au mieux pour concevoir un havre de biodiversité unique. Et vous pourrez souscrire à un contrat d’entretien régulier avec nos jardiniers formés à des méthodes respectueuses du vivant et de l’environnement.
Vos questions sur le réensauvagement du jardin
Qu’est-ce que le réensauvagement ?
C’est une stratégie qui consiste à laisser faire la nature pour favoriser le retour de la faune et de la flore sauvages, et lutter ainsi contre l’érosion de la biodiversité.
Comment transformer son jardin en havre de biodiversité ?
Il faut moins tailler les haies et arbustes, moins tondre, laisser pousser quelques herbes sauvages, semer des graines de prairies fleuries, privilégier des plantes locales et aménager des refuges pour les petits animaux. Évitez les produits phytosanitaires nocifs pour l’environnement et privilégiez des amendements naturels.
Y a-t-il des entreprises spécialisées en aménagement de jardins écologiques en Île-de-France ?
Oui, notamment Sauvaje. Implantés à Paris et dans le sud-parisien, nous avons bâti une solide réputation en paysagisme écoresponsable, que ce soit pour les particuliers, les entreprises ou les collectivités.
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